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Accueil > Santé | La récupération
L’exercice physique est une bonne chose s’il est compensé par des phases de repos suffisamment importantes pour que le corps recouvre son intégrité. Traumatologie de la marche et de la course
Avant d’aborder la traumatologie directe lors des efforts de marche ou de course, il faut envisager le facteur déshydratation comme facteur de risque d’atteinte de l’appareil locomoteur. En effet, si la marche ou la course se pratiquent dans un climat de désydratation, des déchets toxiques vont s’accumuler dans les articulations et dans les tendons entraînants des tendinites et des périostites. Les reins peuvent être également menacés, et lors du marathon de NEW YORK en 1977, un sondage parmi les coureurs avait mis en évidence un risque de développer des calculs rénaux 5 fois plus élevés parmi les marathoniens que dans la population générale (10 % contre 2%). Cette pathologie concernait d’ailleurs des coureurs au profil particulier, bon athlète, avec gros volume d’entraînement et une habitude de boire assez peu pendant l’effort. À un degré supérieur, on peut noter aussi l’existence de présence de globules rouges dans les urines (hématurie) et au pire il arrive que des composants de la cellule musculaire ,comme la myoglobine, vienne bloquer la fonction rénale. Il est vrai que la course à pied entraîne des microtraumatismes et que les reins, bien que protégés dans cette loge lombaire douillette, finissent par êtres traumatisés quand l’entraînement et les épreuves sont trop violents. La pratique de la course à pied peut entraîner l’apparition de courbatures, si l’effort a été pratiqué de façon trop violente et non contrôlée. Ces courbatures sont le témoin de phénomènes intramusculaires bien précis : On constate en effet de multiples petites déchirures sur les lignes Z, c’est-à-dire celle qui confèrent au muscle son caractère « strié ». Ce sont des maillons très fragiles qui se déchirent lors de sollicitations importantes et répétées, surtout chez les sportifs au delà de trente ans qui font peu d’étirements. Par endroit, on voit également des phénomènes de rétractation d’une partie de la fibre musculaire avec des sarcomères, contracturés en triangles, en particulier entre les zones de jonction entre muscles et tendons. Enfin on constate une forte augmentation des enzymes, témoins des lésions musculaires (Créatine Phospho-Kinase : CPK). Toutes les tentatives thérapeutiques pour chasser ces courbatures, massages, étirements, glace, vitamines, myorelaxants, ne sont pas réellement efficaces Car, Seul le repos permet la subtile alchimie de cicatrisation. Le muscle doit se réparer tout seul et ne se laisse pas influencer par notre ambition d’accélérer les choses. De nombreuses expériences ont montré la très grande capacité cicatricielle de la fibre musculaire même si dans un premier temps on constate une baisse de la force musculaire de l’ordre de 3 % dans un muscle régénéré. Cette baisse de la force musculaire s’explique par une mauvaise organisation des fibres qui n’ont pas subit de traction pendant l’immobilité et se sont pelotonnés en boule. Il s’agit d’un phénomène réversible grâce à une rééducation active avec mobilisation à base de contractions contre résistance.
Que ce soit une élongation ou un claquage, le terme léger ne leur convient pas, soit il y a, soit il n’y a pas eu élongation ou claquage. Qu’ils soient circonscrits ou étendus ne change absolument rien à leur prise en charge et à la durée de leur convalescence.
On est souvent tentés lors de la survenue d’une contracture de faire pratiquer un bon massage qui libérera en effet souvent la tension anormale. Ce réflexe cependant constitue une erreur car la contracture doit être perçue comme une forme de protection. Le muscle resserre ses fibres qui ont été très légèrement agressées pour se mettre à l’abri de déchirements plus profonds. Enfin, on sait désormais que la contraction fait office de stimulant sur la cicatrisation. Elle permet une régénération plus rapide des fibres abîmées, et le maintien en activité des cellules survivantes. En matière de traumatisme musculaire, il est donc urgent d’attendre, car le muscle se comporte très bien tout seul.
Votre taille peut diminuer de 1 à 2 cm du matin au soir, notamment lors de la pratique d’activité pédestre telle que la course à pied. Durant ces efforts, les disques vertébraux subissent de fortes pressions et ils sont écrasés. Heureusement, la position allongée permet aux disques vertébraux de reprendre leur forme initiale et à la colonne vertébrale, de s’allonger de nouveau. Le matin nous avons repris notre taille habituelle.
L’exercice physique est une bonne chose s’il est compensé par des phases de repos suffisamment importantes pour que le corps recouvre son intégrité.
Lorsque l’on pratique de la marche et de la course sur un tapis de course, il faut faire attention à la vitesse à laquelle on pratique l’effort. En effet, le tapis va lui-même déterminer notre vitesse et notre corps devra s’adapter à ce mouvement. Contrairement à une marche ou une course sur le terrain, où c’est le corps qui décide le mouvement, sur un tapis de course, le corps devra s’adapter à la vitesse choisie. |
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